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Les besoins du débarquement du 06 Juin 1944

 Le 06 Juin 1944, le débarquement des troupes alliées sur les plages Normandes eut lieu.Malgré une résistance allemande forte, le 07 Juin 1944, des têtes de pont sont établies sur 5 plages mais, contrairement au plan, elles ne sont reliées entre elles et Caen n’est pas pris.L’objectif des jours à venir sera donc d’élargir et de renforcer les différentes têtes de pont pour n’en former plus qu’une.Pour cela, il était impératif d’empêcher l’arrivée des renforts allemands en hommes et en matériels sur le nouveau front de l’Ouest qui venait de s’ouvrir, autrement dit de bombarder massivement le réseau ferroviaire au Sud Ouest de Paris. 

Cette délicate mission sera confiée à l’ensemble des forces aériennes alliées qui devra harceler sans cesse l’ennemi sur les routes et détruire les réseaux ferrés pour empêcher toute circulation de véhicules ou de trains en direction de la Normandie.Pour cela, les bombardiers lourds américains attaqueront de jour alors que les bombardiers du Commonwealth attaqueront la nuit. 

C’est dans ce contexte que, dans la journée du 10 Juin 1944, le bombardement nocturne des gares d’Achères, de Dreux, de Versailles et d’Orléans fut organisé et confié aux Bombardiers Lancaster et Halifax du Commonwealth.

Ces équipages du Commonwealth regroupaient au sein de la Royal Air Force (RAF) des aviateurs britanniques (RAF), canadiens (RCAF), australiens (RAAF), norvégiens (RNAF), d’Afrique du Sud (SAAF) ou de Nouvelle-Zélande (RNZAF). 

Ainsi, dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944, 432 appareils dont 323 Lancaster, 90 Halifax et 19 Mosquitos décollèrent de leurs bases en Angleterre entre 22H00 et 23H30 pour bombarder les installations ferroviaires d’Achères, de Dreux, de Versailles et d’Orléans.

Une défense allemande efficace

Il est important de rappeler que le terrain d’aviation de Dreux fut très utilisé de 1940 à 1942 comme base arrière par les bombardiers allemands Heinkel He-111 durant la bataille d’Angleterre. Ce terrain comportait alors déjà une certaine infrastructure.Après l’annonce du débarquement allié en Normandie le 06 Juin 1944, le commandement allemand mobilisa immédiatement des escadrilles supplémentaires de chasse allemandes pour contrer le front de l’Ouest.Il envoya ainsi sur le terrain de Dreux deux escadrilles de chasseurs de type Fw-190A, le I./SK10 qui arriva le 06 Juin et le IV./JG3 qui arriva le 08 Juin 1944.Compte tenu de l’activité exceptionnelle du terrain de Dreux depuis le 06 Juin 1944, ce dernier était puissamment défendu par une défense anti-aérienne (Flak).Dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944, la Flak du terrain d’aviation de Dreux réagit immédiatement et causa de nombreux dommages aux appareils du Commonwealth.

Tout comme la Flak de Dreux, la chasse de nuit allemande fut également renforcée dans le Sud Ouest parisien: Le II./NJG5 (Bf-110 G-4) est déplacé sur la base aérienne de Châteaudun, le Stab./NJG5 (Bf-110 G-4) part à Athis-Laons, le I./NJG2  (Ju-88C/G) part à Châteaudun, le II./NJG4 (Bf-110) part à Coulommiers. Ces chasseurs de nuit avaient pour mission d’intercepter et de détruire les bombardiers alliés lors de leurs incursions dans le ciel de France pour bombarder soit l’Allemagne, l’Italie ou les villes françaises (installations ferroviaires, terrains d’aviations, dépôt de munitions,…). 

Par conséquent, au soir du 10 Juin 1944, toutes les forces étaient réunies pour permettre aux Allemands de défendre au mieux la ville de Dreux (temps peu nuageux, bonne visibilité, installation de Flak opérationnelle sur le terrain d’aviation de Dreux et une chasse de nuit allemande présente dans le Sud parisien). Grâce au radar allemand de la région Ouest de Paris (dont celui de Favières, en Eure-et-Loir), les pilotes de nuit allemands furent prévenus de l’arrivée de centaines de bombardiers anglo-américains dans la région Sud-Ouest de Paris et ils décollèrent pour préparer une contre attaque. Cette contre-attaque allemande fut meurtrière pour les Lancaster et Halifax

Le bombardement de Dreux

 Dans la soirée du 10 Juin 1944, les formations de Lancaster décollèrent de leurs bases entre 22H00 et 23H30, survolèrent le Sud de l’Angleterre puis prirent la direction de Dreux en traversant la Manche sans difficulté. Ils rencontrèrent un ciel peu encombré avec quelques nuages. Après un vol de près de trois heures, les formations de bombardiers arrivèrent dans la région de Dreux et les premiers appareils larguèrent des fusées éclairantes sur la cible pour la repérer et faciliter le travail des bombardiers suivants. 

A 01h00 du matin, deux ou trois vagues de Lancaster (selon la défense passive de Dreux)  larguèrent une pluie de bombes sur le quartier de la gare de Dreux et sur la zone Sud Est de la ville. Ce bombardement dura 15 minutes et des bombes à retardement furent employées pour permettre aux civils d’évacuer leurs maisons avant l’explosion des bombes.

 Au-dessus de Dreux, la Flak se déchaîne et les aviateurs devinent la présence de chasseurs allemands embusqués dans la nuit noire mais ils ne peuvent en distinguer l’efficacité parmi les explosions de la Flak

Très rapidement, deux Lancaster sont mortellement touchés et explosent en plein vol, ne laissant aucune chance à leurs occupants : L’un s’écrase à proximité immédiatement de Dreux (sans doute à Garnay, au Sud Ouest de Dreux) et l’autre à Ste-Gemme-de-Moronval (Est de Dreux). Malgré ces premières pertes, les autres bombardiers demeurent en formation, poursuivent leur route, larguent leur chargement de bombes à l’endroit prévu puis font immédiatement demi-tour pour reprendre la direction de l’Angleterre. 

En s’éloignant de Dreux, les Lancaster sont hors de portée de la Flak drouaise mais les chasseurs de nuit allemands ont pris la relève pour les traquer jusque sur les côtes françaises. Les mitrailleurs, seule défense possible des bombardiers, sont à l’affût des moindres sources de lumières pour localiser leurs assaillants.

Le crash du Lancaster HK553

 En position de force, les chasseurs de nuit allemands attaquent les bombardiers de la RAF les uns après les autres. Parfois, ils atteignent leur cible et les bombardiers en difficulté finissent par s’écraser.   

 L’un de ces Lancaster fut celui piloté par le Sergent Thomas Rodgers DONAGHY du 75 Squadron (RNZAF) qui fut gravement endommagé par un chasseur de nuit allemand. Le Numéro de Série de l’appareil était HK553 et il portait le Numéro tactique « AA-S » (qui figurait sur la carlingue). Le choc et les dommages furent si importants que les membres de l’équipage n’eurent que très peu de temps pour évacuer leur appareil en feu. Seuls deux aviateurs réussirent à évacuer l’appareil avant qu’il n’explose en vol.

 Le Sergent Kenneth E. JACKSON réussit à ouvrir son parachute et regagner le sol sain et sauf. En revanche, un de ses camarades (non identifié) n’eut pas la même chance et son corps sera retrouvé sans vie le lendemain. Les autres aviateurs ne pourront quitter l’appareil et périront dans la carlingue. L’avion s’écrasa au lieu-dit « La Haye-Rault » à Tillières-sur-Avre avec 5 hommes à son bord. L’équipage se composait de la façon suivante : 

Pilote

F/S Thomas Rodgers DONAGHY (RNZAF) 33 ans

matr. 42267

Tué

Mécanicien

Sgt Jack Vernon LEA (RAF) 22 ans

matr. 1472369

Tué

Navigateur

Sgt Richard PARKIN (RAF) 22 ans

matr. 1567334

Tué

Bombardier

Sgt William Iorwerth WILLIAMS (RAF) 23 ans

matr. 1413546

Tué

Radio-opérateur

Sgt Harry Douglas MITCHELL (RAF) 21 ans

matr. 1395992

Tué

Mitrailleur

Sgt K. E. JACKSON

 

Evadé

Mitrailleur

Sgt Norman Hylton DEW (RAF) 29 ans

matr. 749538

Tué

 

de gauche à droite debout: Sgt william WILLIAMS, F/S Thomas DONAGHY, Sgt Norman DEW. de gauche à droite agenouillés: kenneth JACKSON, Sgt harry DOUGLAS, Sgt richard PARKIN. Absent sur la photo: Jack LEA.

Leur Lancaster avait décollé à 23H13 de sa base installée à Mepal, en Angleterre et sa mission consistait à bombarder les installations ferroviaires de Dreux

Les corps des aviateurs seront inhumés par les habitants dans le cimetière communal de Tillières-sur-Avre. Aujourd’hui encore, reposent dans le cimetière communal de Tillières-sur-Avre les corps des aviateurs DONAGHY, LEA, PARKIN, WILLIAMS, MITCHELL et DEW.

   Tombe provisoire des 6 membres d’équipage

 

L’évasion du Sergent JACKSON

Le Sgt Kenneth JACKSON atterrit dans un champ de blé où il se cachera jusqu’à la tombée de la nuit. Le soir, il se rendit à la ferme voisine où des habitants le prirent en charge. Ils l’invitèrent à monter dans un arbre jusqu’à ce que des membres de la résistance viennent le chercher. Mme GUEDE participa à son évasion en allant chercher des habits au café de coin, puis ils le déguisèrent en femme afin de pouvoir traverser la Route Nationale N12 sous le nez des allemands. M. et Mme GUEDE se chargèrent de nourrir l’aviateur qui se trouvait à Chèvremont chez M. et Mme LE GUILLOU. Melle Georgette GUEDE se rendait presque tous les jours  en bicylclette  chez M. et Mme LEGUILLOU pour distraire Kenneth puisqu'elle parlait anglais. Il y restera caché jusqu’à la libération. Des résistants l’auraient emmené  au-devant des troupes alliées.

Mme Rose GUEDE, Mme LEGUILLOU, M. BATH (gendarme de Nonancourt), Kenneth JACKSON (revêtu de l'unifome du gendarme), Georgette GUEDE (fille de Mme Rose GUEDE), Mr. LE GUILLOU avec son fils Pierre. Photo prise quelques jours après le crash.

Sgt Kenneth E. JACKSON en 1944

La famille GUEDE conserva une partie du parachute de Kenneth pour en confectionner des chemisiers.

Les résultats du bombardement de Dreux

Le lendemain, les Habitants de Dreux constatèrent avec effroi les résultats de ce bombardement. Les installations ferroviaires sont effectivement détruites mais les civils payèrent un lourd tribut avec 24 habitants tués, 20 blessés, 30 immeubles détruits totalement, 5 inhabitables et 120 endommagés. On dénombra pas moins de 250 bombes. Par chance, les quartiers Nord-Est de la gare (Les Bléras, Boston, Hôpital, quartiers du Lièvre d’Or et les Chamards) étaient, à l’époque, peu urbanisés.

Les résultats du bombement furent jugés bons par les forces de la RAF. L’objectif du raid aura été atteint. Les trains de munitions seront temporairement retardés et tenteront d’emprunter d’autres voies ferrées secondaires qui seront à leur tour bombarder.

Photographie aérienne du Sud de Dreux prise le 10 Août 1944

 

Les victoires aériennes revendiquées par les pilotes allemands

 Dans la nuit du 10 au 11 Juin 1944, les pilotes allemands de chasse de nuit revendiquèrent de nombreuses victoires dans le Sud-Ouest parisien.

NOM du pilote allemand

ESCADRILLE

APPAREIL ABATTU

LIEU

Major Paul SEMRAU

Stab II./NJG2

quadrimoteur

5/20 Km Sud de Dreux (1.400 mètres d’altitude)

Major Paul SEMRAU

Stab II./NJG2

quadrimoteur

15/30 Km Nord Est de Rambouillet (2.200 mètres d’altitude)

Heinz-Horst HIβBACH

5./NJG2

quadrimoteur

Etrepagny (2.000 mètres d’altitude)

Oblt Jakob SCHAUSS

4./NJG4

quadrimoteur

Dreux (2.000 mètres d’altitude)

Ltn Frithjof FENSCH

4./NJ4

quadrimoteur

Elancourt (2.000 mètres d’altitude)

Hptm Hans AUTENRIETH

6./NJG4

Lancaster

5 Km Est de Dreux (1.700 mètres d’altitude)

Hptm Paul ZORNER

Stab III./NJG5

Halifax

Ouest de Dreux (2.500 mètres d’altitude)

Hptm Paul ZORNER

Stab III./NJG5

Halifax

S.E. de Verneuil (2.500 mètres d’altitude)

Hptm Paul ZORNER

Stab III./NJG5

Halifax

S.E. de Verneuil (2.300 mètres d’altitude)

Hptm Paul ZORNER

Stab III./NJG5

Lancaster

10 Km Sud Ouest de Dreux

 Fhj. Ofw Herbert ALTNER

8./NJG5

 quadrimoteur

 Sud Ouest de Paris (2.300 mètres d’altitude)

 Fhj. Ofw Herbert ALTNER

8./NJG5

 quadrimoteur

 Sud Ouest de Paris

Uffz. HANKE

8./NJG5

 Lancaster

 Sud Ouest de Paris (2.300 mètres d’altitude)

Oblt Werner HOPF

8./NJG5

 Lancaster

Sud Ouest de Paris (2.400 mètres d’altitude)

Compte tenu de ce tableau de chasse, il est assez difficile d’établir avec certitude l’identité du pilote allemand qui aurait abattu le Lancaster du Sergent JACKSON.

Ju-88 C de la I./NJG2

 

Les pertes réelles de la RAF

 Face à ces victoires allemandes, la RAF déclara bien les pertes de 6 Lancaster attachés au bombardement de la ville de Dreux:

 

-         Lancaster III LM468 LS-F du 15 Squadron qui chute à Ste-Gemme-Moronval (Eure-et-Loir). Les membres d’équipage sont tués et inhumés dans le cimetière communal.

-         Lancaster III NE129 MG-G du 7 Squadron chute à Dreux (Eure-et-Loir). Les 6 membres d’équipage sont tués et enterrés au cimetière de Dreux.

-         Lancaster HK553 AA-S du 75 Squadron qui chute à Tillières-Sur-Avre (Eure). Cinq des six membres d’équipage sont tués et inhumés au cimetière communal. Le seul survivant, le Sgt JACKSON est recueilli par la résistance et s’évade.

-    Lancaster I ME702 AA-Q du 75 Squadron qui chute à Garnay (Eure-et-Loir). Six des sept membres   d’équipage sont tués et enterrés après guerre dans le cimetière militaire de Bayeux. Le seul survivant, le Sgt ALLEN, est fait prisonnier.

-         Lancaster III NE149 WP-A du 90 Squadron chute à Bérou-la-Muletière (Eure-et-Loir). Les membres de l’équipage sont tués et inhumés au cimetière communal.

-         Lancaster III NE177 WP-H du 90 Squadron qui chute à Grandvilliers (Eure). Trois membres d’équipage sont tués, trois s’évadent et un est fait prisonnier.

Les missions de bombardement d’Achères et de Versailles (qui nécessitaient de passer également à proximité de Dreux) ont été également coûteuses en vies humaines puisque dix autres Lancaster et Halifax s’écrasèrent dont cinq en Eure-et-Loir. 

Les revendications de victoires de la Luftwaffe sont donc cohérentes avec les pertes réelles de la Royal Air Force même si on ne peut distinguer les dommages causés par les chasseurs allemands et ceux de la Flak.

Les pertes caractéristiques du Lancaster Nr HK553

Il s’agit d’un bombardier lourd quadrimoteurs Avro Lancaster de type « Mark B I » fut l’un des 200 appareils commandés en 1941 et construits par l’usine « Vickers Armstrongs » installée près de l’aérodrome de Castle Bromwich (Angleterre). Cette usine produisit 12.000 chasseurs britanniques Spitfire et 200 bombardiers Lancaster. La production d’appareils ralentit à partir de 1943 suite à des bombardements réguliers par la Luftwaffe (à la fin de la guerre, on comptabilisa 200 bombes larguées et 11 ouvriers tués).

Cet appareil fut construit durant cette période d’incertitude et fut initialement équipé de moteurs Merlin 22 puis remplacé par des moteurs Rolls-Royce Merlin 24  V12 en ligne de 1460 cv. Le Lancaster Nr HK553 fut livré au 75 Squadron en Mai 1944, soit un mois avant son crash. Le 10 Juin 1944, il ne comptait seulement 41 heures de vol. Voici les principales caractéristiques du Lancaster : 

-         7 membre d’équipage : un pilote, un mécanicien, un navigateur, un bombardier, un radio-opérateur, un mitrailleur sur la tourelle haute et un mitrailleur de queue.

-         Longueur de 21,18 mètres et envergure de 31 mètres.

-         Poids à vide de 17 tonnes et poids maximum de 30 tonnes.

-         Vitesse maximum de 460 km/heure à 3.500 mètres d’altitude.

-         Vitesse de croisière : 340 Km/h à  6.100 mètres d’altitude.

-         Autonomie de 2.675 Km.

-         Armement : 8 mitrailleuses 7,7 mm Browning dans trois tourelles (deux dans la tourelle de nez, deux la tourelle haute et quatre dans la tourelle de queue..

-         Chargement de 6.400 Kg de bombes habituellement avec un maximum de 10 tonnes.

L’HISTOIRE DU 75 SQUADRON

Le 75 Squadron fut formé le 1er Octobre 1916 at Goldington (Bedford), comme unite de défense jusqu’en 1919. Le Squadron fut alors mis en sommeil pour être reformé en Mars 1939 comme squadron de bombardiers lourds. Le 04 Avril 1940, le 75 Squadron est confié aux équipages de la Royal New Zealand Air Force (RNZAF) qui participaient à la défense du territoire britannique et sa base devint le terrain d’aviation de Feltwell (Norfolk). Ce squadron devint alors le premier squadron du Commonwealth a formé le Bomber Command. Très vite, les bombardiers lourds du 75 Squadron (des Wellington) commencèrent à réaliser des bombardements offensifs sur les territoires occupés. A la fin de l’année 1942, le Squadron se convertit sur les Stirling puis contribut à la Bataille de la Rhur, à la dévastation d’Hambourg et au célèbre raid contre les installations expérimentales de V1 à Peenemunde.

 En Avril 1943, un nouveau terrain d’aviation à Mepal (Cambridgeshire) est construit et attribué aux bombardiers Néo-zélandais du 75 Squadron. Le transfert se fit en Juin 1943.  En Mars 1944, le 75 Squadron commence sa nouvelle conversion sur des Lancasters Mks I et III qui participent activement aux préparations de l’invasion alliée prévue le 06 Juin 1944.

Lors du conflit de la seconde guerre mondiale, le 75 Squadron aura accompli 739ème mission jusqu’au 24 Avril 1945 (dernière mission).