LE BOMBARDEMENT DE CHARTRES LE 01 AOUT 1944

 

Le 1er Août 1944, 1014 quadrimoteur et 397 chasseurs d'escorte de la 8ème Air Force Américaine décollent d'Angleterre. Initialement, la ville de Berlin était la cible principale de la journée. Toutefois, en raison d'un ciel extrêmement nuageux pouvant compromettre la mission, le commandement américain décida changer les objectifs. Chartres, Châteaudun et Orléans figurent désormais parmi les objectifs prioritaires des bombardiers.

L'attaque de la ville de Chartres devra se faire en trois étapes, la première vagues se composant de 58 "Forteresse volantes" B-17 qui ont pour cible l'aérodrome de Chartres tandis que 36 autres doivent attaquer les ponts permettant de traverser la ville.

LE CRASH DU B-17 DU LT STEVENS

Vers midi, une première vague de bombardiers décolla d'Angleterre avec comme objectif de bombarder Chartres. A 14H45, cette première formation de bombardiers arrivent sur Chartres par l'Ouest pour détruire le terrain d'aviation. Parmi ces bombardiers, se trouvent ceux du 322nd Bomber Squadron du 91st Bomber Group qui décollèrent du terrain de Bassingbourn entre Londres et Cambridge. La DCA allemande de Chartres est modérée mais précise et touche de plein fouet un premier B-17. Ce B-17 (Nr 42-97879) appartenant au 322nd Bomber Squadron du 91st Bomber Group est piloté par le 2nd Lt Arthur L. STEVENS. Le bombardier s'écrase immédiatement à l'Ouest de Chartres. Selon les témoignages apportés par d'autres membres de la formation, l'appareil fut atteint par les obus entre le poste de pilotage et la soute à bombes, ainsi qu'à l'aile gauche. L'appareil s'engagea alors dans une vrille avec deux moteurs en feu. Sur les cinq hommes qui parviennent à sauter, un seul ouvre son parachute. Les quatre restèrent bloquer dans l'avion en flammes. Vers 1.500 pieds, la forteresse volante, vraisemblablement encore chargée de bombes, explose en l'air et éparpille des débris sur une grande superficie. L'homme chanceux qui sauve sa vie est le Sergent Laurence E. DOYLE, mitrailleur arrière mais il fut capturé par les Allemands.

Voici les membres de l'équipage:

Pilote
STEVENS Arthur L.
2nd Lt
Matr. 0-535698
Tué
Co-pilote
DIXON Gordon W.
2nd Lt
Matr. 0-764255
Tué
Navigateur
SCHEURELL Thomas J.
2nd Lt
Matr. 0-670172
Tué
Bombardier
MINNICK Thomas J.
T/Sgt
Matr. 6949060
Tué
Radio-opérateur
CARRELL Gordon E.
S/Sgt
Matr. 15118410
Tué
Mitrailleur
BASKIN Eldred W.
T/Sgt
Matr. 34267955
Tué
Mitrailleur
LESZKOWICZ John
S/Sgt
Matr. 6147264
Tué
Mitrailleur
TALIAFERRO Paul B.
Sgt
Matr. 33633005
Tué
Mitrailleur
DOYLE Laurence E.
Sgt
Matr. 17042662
Prisonnier

 

Carcasse du B-17 Nr 42-97879 (équipage du Lt STEVENS) tombé à l'Est de Chartres le 1er Août 1944

T/Sgt Thomas MINNICK

T/Sgt Eldred W. BASKIN

 

 

 

LE CRASH DU B-17 DU LT MELOFCHIK

Le B-17 (Nr 42-39873) piloté par le 1er Lt Gérard J. MELOFCHIK et appartenant au 615th Bomber Squadron du 401st Bomber Group participa à la seconde  formation et décolla de Deenethorpe, un aérodrome au Nord-Ouest de Cambrige.

Vers 14h53, dans un ciel nuageux, à 27.000 pieds d'altitude, les bombardiers américains approchent de la ville de Chartres et s'apprêtent à larguer leurs bombes sur le terrain d'aviation allemand. Toutefois, les trois batteries de la DCA allemande installée à Mainvilliers se montrent très actives et réussissent à toucher de plein fouet un second bombardier. Cet appareil est celui du 2nd Lt MELOFCHIK qui se coupe alors en deux parties. Un témoin français (Pierre DOUBLET) précise: "Une forteresse partie en éclats, laissa à sa place un petit nuage de fumée noire. Des débris de la queue tombèrent dans le Bois du Rigeard alors que l'avion plongeait en direction de la route de Dreux".

Mortellement touché, l'avion va s'écraser quelques secondes plus tard à l'Ouest de Maintenon. Sept corps d'aviateurs seront retrouvés. Tous les corps furent exhumés pour être inhumés à nouveau soit aux USA, soit en Angleterre. Seul le corps de Lyle WHEATON fut inhumé en France dans le cimetière militaire américain de St-Laurent-Sur-Mer.

Voici les membres de l'équipage:

Pilote
MELOFCHIK Gérard.L.
1st Lt
Matr. 0-1292037
Tué
Co-pilote
PRATT James E.
2nd Lt
Matr. 0-819312
Tué
Navigateur
TYSON Richard C.
2nd Lt
Matr. 0-6710350
Tué
Bombardier
GRISHAM Hughlon K.
2nd Lt
Matr. 0-765585
Tué
Radio-opérateur
TRACY Leland B.
S/Sgt
Matr. 11068352
Tué
Mécanicien
PRESSMAN Herbert
S/Sgt
Matr. 33582133
Tué
Mitrailleur
WHEATON Lyle P.
Sgt
Matr. 15133533
Tué
Mitrailleur
BOZARTH James W.
Sgt
Matr. 37536354
Prisonnier
Mitrailleur
MAPES Harold E.
Sgt
Matr. 33627760
Prisonnier

L'EVASION DU SERGENT BOZARTH

Par chance, les Sergents James W. BOZARTH et Harold E. MAPES parviennent à s'extraire de l'empennage sectionné du B-17 et à se parachuter. Le parachute du Lt MAPES est en torche et s'abat rapidement dans la plaine au-dessus de la ligne de chemin de fer à Lèves. Au même moment, un second parachute (celui du Sgt BOZARTH) s'ouvre correctement et l'aviateur atterit dans le champ des Gros Ormes à Lèves. Immédiatement, James BOZARTH fut pris en charge par trois jeunes habitants de Lèves (Mr Pierre DOUBLET, André LESOURD et Mr FARGUES). Les jeunes français cachèrent immédiatement l'américain dans un petit bois le temps de lui trouver des vêtement civils et, comme bien souvent face à un grand gaillard, le pantalon était trop court et son nouveau pull était trop étroit...André LESOURD se chargea de se débarasser du parachute qu'il dissimula dans un grenier et Pierre DOUBLET se chargea de se débarasser de la combinaison dans laquelle il trouva la photo ci-jointe qu'il conserva. Habituellement, ce type de document était destiné à produire de faux papiers d'identité en cas d'évasion.

Sergent James BOZARTH

Le jeune FARGUES remit l'aviateur entre les mains de la résistance locale, le "réseau Picourt". Malheureusement, le 08 Août 1944, le Réseau Picourt remit le Sergent BOZARTH à un de ses membres (Jean Jacques DE SOUBRIE) afin que l'aviateur américain soit emmené et caché à Paris en attendant la libération. Or, cet agent du réseau d'évasion était en réalité un agent infiltré de la GESTAPO et il livra le Sgt BOZARTH aux mains de l'ennemi à Paris ( Le réseau Picourt). Habillé en civil, il ne fut pas traité en prisonnier de guerre et fut emprionné à Buchenwald. Plusieurs fois, il fut menacé d'être fusillé. Puis, il fut envoyé au Stalag VII quand les soldats russes commencèrent à entrer en Allemagne. Le camp fut à nouveau déplacé à MOOSBURG, en Allemagne, près de MUNICH. Finalement, les prisonniers américains furent libérés par les blindés du Général PATTON. Ils furent dirigés vers Le HAVRE pour emprunter les "Liberty Ship" (bâteaux de la Liberté). James BOZARTH pesait 40 Kg à son retour aux USA. Après avoir quitté l'Armée, James BOZARTH s'inscrit à l'Université de Missouri où il suivait des cours de "prépa" vétérinaire. Il rentra à l'école vétérinaire en 1949 et termina ses études en 1955 pour ouvrir un cabinet vétérinaire. Marié à CLARA, James eut quatre enfants.

Malheureusement, il décèda d'une crise cardiaque en 1978.

L'EVASION DU SERGENT MAPES

Au cours de la chute de son B-17, tout vole dans la carlingue et Harold MAPES réussit à saisir son parachute mais ne parvient à l'attacher que d'un côté. Coincé par une jambe prise dans un morceau de métal, il ne peut sauter mais réussir à ouvrir son parachute qui le propulse à l'extérieur de l'avion. A moitié sanglé, le parachute en torche, l'aviateur entame une descente périlleuse alors que les Allemands lui tirent dessus. Il eut le temps d'apercevoir la cathédrale de Chartres. Voici le récit du Sergent MAPES, 55 ans après les faits:

"J'ai atterri sur un tas de foin dans un champ où il y avait d'autres petites meules de foin (probablement dans la Vallée de l'Eure entre le bourg de Lèves et le Stade des Grands-Près). Il y avait des gens à côté d'une grange qui me regardaient alors que j'essayais de dégrafer la courroie de mon parachute. J'espérais courir vers eux et pouvoir rejoindre la Résistance française. Presqu'aussitôt, deux très jeunes soldats allemands qui s'étaient approchés une mitrailette à la main en se dissimulant derrière les autres tas de foin me tombèrent dessus en me traitant de "bandit d'aviateur". Ils m'ont fait marcher jusqu'à la route, traînant derrière moi le parachute dont je réussis enfin à détacher la courroie. Je dus m'asseoir au bord de la route face aux deux Allemands qui braquaient sur moi leurs armes, et ce, jusqu'à ce qu'arrive un véhicule automobile, un genre de "jeep", dans laquelle se trouvait un officier allemand. Celui-ci me poussa à l'arrière de la voiture qui démarra aussitôt. L'un des deux soldats marchait derrière nous. Je ne savis pas ce que l'autre était devenu. Nous avançames jusqu'à une maison bombardée qui se trouvait sur le côté droit de la route. Près de là, au bord de la route, se tenait une très jolie jeune fille qui pleurait. Elle portait un corsage rouge et elle tenait à la main une paire de chaussures rouges. J'ai pensé que la maison bombardée était la sienne. On s'est arrêté là et l'officier la fit asseoir à sa place sur la banquette avant et il me fit descendre. Je dut continuer à pied avec le soldat. Nous marchions donc sur la route au bord de laquelle se trouvaient des Français (probablement dans la rue du Bourgneuf). C'est alors qu'une vieille dame s'approcha du soldat allemand qui me gardait, l'injuria et lui cracha à la figure. J'ai pensé qu'il allait la tuer, mais il l'ignora et nous marchâmes jusqu'à nous atteignîmes ce qui semblait être un magasin dans les dernières maisons du village. C'était, si je me souviens bien, sur le coté gauche de la route. Chaque fois que j'ai vécu des moments terribles au cours de ma captivité en Allemagne, le souvenir de cette rave dame m'a aidé à surmonter ma peur. On m'a fait entrer dans ce que je crois être un magasin. Tout autour, il y avait des glaces comme dans les drugstores d'autrefois aux Etats-Unis. C'est ce qui allait être ma prison pendant plusieurs jours et c'est là que je fus interrogé par un officier allemand. Il m'a dit: "Pour vous, la guerre est finie". On m'a laissé enfermé tout seul pendant le reste du temps où j'ai séjourné dans cet endroit. Durant cette période, les alliés ont continué de bombarder le secteur à plusieurs reprises. Chaque fois que cela se produisait, les Allemands se précipitaient hors du bâtiment, ils me laissait seul, je présume qu'ils se rendaient dans un abri. C'était la première fois que je me trouvais de l'autre côté d'un bombardement et, le moins que l'on puisse dire, c'était effrayant.

Après plusieurs jours, on m'a emmené dans un petite église à Chartres où se trouvaient en détention d'autres aviateurs américains, en attente de leur départ vers un camp de prisonniers". L'église en question semble être la chapelle du Lycée Marceau. A l'époque, les murs étaient criblés de trous de balles et Harold MAPES crut devoir faire face à un peleton d'exécution (en réalité, il n'en n'était rien). Curieusement, les représentations du Christ avaient été remplacées par celles d'Hitler. Les prisonniers furent conduits à Paris en Mercedes puis Harold MAPES fut conduit dans un camp de prisonnier à STETTIN (Stalag IV), en Pologne. Devant l'avancée russe, le Stalag sera évacué (marche forcée par un grand froid) en début 1945 vers le Stalag 3 puis le Stalag 17. En Avril 1945, il fut délivré en Allemagne.

Durant tout le restant de sa vie, Harold MAPES ne sut jamais qu'un autre membre de son équipage avait survécu à ce crash. C'est en 1995 qu'il fut contacté par Robert SMITH (un ancien aviateur également tombé près de Chartres le 26 Mai 1944) et qu'il apprit l'évasion (échouée) du Sergent BOZARTH. Pour célébrer ses 50 ans de mariage avec Nancy, il décida alors de réaliser un pèlerinage sur les lieux du crash le 15 Avril 1999. Malheureusement, Harold MAPES décèdera le 21 Septembre 2000 d'une crise cardiaque à GLEN ROCK (USA)

Sergent Harold MAPES

Croquis réalisé en 1999 par Harold MAPES retraçant sa capture par les Allemands

Croquis réalisé en 1999 par Harold MAPES représentant l'église où il fut provisoirement emprisonné à Chartres. Il s'agit de la chapelle du Lycée Marceau

LE CRASH DU B-17 DU LT SPROUL

Au cours de sa chute, le B-17 du Lt MELOFCHIK heurte un autre bombardier du même squadron en formation, légèrement plus bas sur la gauche. Il s'agit du B-17 (Nr 43-37859) piloté par le 2nd Lt Robert B. SPROUL qui s'écrase immédiatement au Nord de Chartres. Aucun aviateur n'eut le temps de s'échapper de la carlingue.

Voici les membres de l'équipage:

Pilote
SPROUL Robert B.
2nd Lt
Matr.0-816373
Tué
Co-pilote
BENNETT Donald L.
2nd Lt
Matr. 0-687733
Tué
Navigateur
ELLINGTON Thomas D.
2nd Lt
Matr. 0-719034
Tué
Bombardier
MOON James N.
2nd Lt
?
Tué
Radio-opérateur
KOTILA Donald O.
S/Sgt
?
Tué
Mécanicien
LA POINT Frédérick J.
S/Sgt
32604193
Tué
Mitrailleur
MARK Kenneth W.
Sgt
?
Tué
Mitrailleur
CORNWELL Franck .M.
Cpl
?
Tué
Mitrailleur
HINDERSCHIED Frédérick .J.
Sgt
35049111
Tué

Les corps du Lt SPROUL et du S/Sgt KOTILA furent inhumés dans un premier temps dans le cimetière communal de Chartres Nord (Cimetière Saint-Chéron?). Des menus objets trouvés sur ces deux corps furent réunis le 09 Septembre 1944 aux Affaires Civiles au 22, Boulevard de la Courtille à Chartres. Les corps de SPROUL, BENNET, ELLINGTON, LA POINT et de HINDERSCHIELD furent finalement inhumés après guerre au cimetière militaire américain de Saint-Laurent-sur-Mer. Les corps de MOON, KOTILA, MARK et de CORNWELL furent transportés et inhumés aux USA.

Derrière de gauche à droite: LA POINT, KOTILA, HINDERSHEID, MAPES, WILLIAMS, HYSELL
Devant de gauche à droite: SPROUL, BENNETT, ELLINGTON, MOON

A noter qu'habituellement, le Sergent MAPES était mitrailleur dans le B-17 du Lt SPROUL et que, ce jour là, le mitrailleur du Lt MILOFCHIK n'était pas rentré de permission. Le Sergent MAPES fut alors volontaire pour le remplacer exceptionnellement et rejoindre l'équipage de MILOFCHIK. Cela lui a sauvé la vie.

LES RESULTATS DU BOMBARDEMENT DE CHARTRES

Les archives de la défense passive de Chartres décrivent le bombardement du 1er Août comme étant un des plus violents et meurtriers durant toute la seconde guerre mondiale. En effet, ce jour là, la ville de Chartres et ses faubourgs subirent trois violents bombardements successifs à 14H30, 16H10 puis à 17H45. L'objectif principal des bombardiers était le terrain d'aviation et le viaduc des Grands-Prés. De nombreuses bombes tombèrent sur la ville à Saint-Chéron, sur le Faubourg Guillaume, sur le Cimetière Saint-Chéron, sur la Rue d'Ablis, sur la Place Billard, sur la Place de la Poissonnerie, sur la Rue d'Amilly, Rue du Bourgneuf, les Trois-Ponts et le quartier de la Roseraie. Des projectiles tombèrent aussi à Luisant, rue Marceau et à Beaulieu. Les dommages matériels sont importants. Seules les voies ferrées "Chartres-Orléans" et "Chartres-Massy" furent coupées, cette dernière à hauteur de Champhol. Un incendie se déclara Place Billard et Place de la Poissonnerie, nécessitant l'évacuation de nombreux immeubles. Au total, on dénombra 25 tués, 20 blessés, 226 bombes, 90 engins incendiaires, 50 immeubles détruits, 80 immeubles inhabitables et 100 immeubles endommagés. Lors de ces trois bombardements, trois bombardiers furent abbatus par la DCA.

A 16H10, le terrain d'aviation et la gare de triage furent les cibles d'une formation de 70 bombardiers (par groupe de 16 ou 18 appareils).

De son côté, la ville de Châteaudun ne fut pas épargnée et un violent bombardement massif à haute altitude eut lieu à 15H15 par 9 vagues de 33 appareils groupés par 11. La direction de l'attaque était d'Est en Ouest. Le terrain d'aviation de Châteaudun fut atteint comptabilisant uniquement deux civils blessés.

 

L'INAUGURATION D'UNE STELE COMMEMORATIVE A AMILLY LE 13 Mai 2012

En Avril 2012, la famille du T/Sgt MINNICK prit contact avec l'Association FORCED LANDING et formula le souhait de se rendre en France pour se recueillir sur les lieux du crash. Sa fille, JUDY vit le jour un mois après la mort de son père et grandit sans l'avoir connu. L'Association se chargea d'organiser cette rencontre avec la participation remarquable de la Municipalité d'Amilly. Une plaque commémorative en l'honneur de l'équipage du Lt STEVENS fut inaugurée le 13 Mai 2012 en présence de la famille. Une pâle d'hélice du B-17 fut retrouvée dans une ferme et elle fut donnée par ses propriétaires afin d'y être fixée auprès du monument aux Morts de la Commune.  Une visite des lieux du crash fut organisée avec l'agréable compagnie des propriétaires de la ferme voisine. Voici quelques photos de cette inoubliable journée forte en émotions.

   

 

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