PAGE D'ACCUEIL LES PERTES DU 355th BG LE 07 JUIN 1944

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Le matin du 07 Juin 1944 fit l'objet d'une importante bataille aérienne pour le 355ème Fighter Group qui perdit 5 appareils dont 4 en Eure-et-Loir.

LE DEBUT DE LA MISSION

A 06H54, une vingtaine de P-51 du 357th FS décollèrent de leur base en Angleterre pour une mission de bombardement dans les environs de Rambouillet et le Nord-Est de l'Eure-et-Loir. Les pilotes McFARLANE, GUERRANT, HOLLMAN et DEBACKER du Flight "jaune" furent séparés du restant de l'escadrille durant la traversée de La Manche en raison des nombreux nuages. Ils descendirent ensuite à 2000 pieds d'altitude (600 mètres) et retrouvèrent le restant du 357th FS.

L'ATTAQUE DES OBJECTIFS

En arrivant dans la région de Rambouillet, vers 08H20, la vingtaine de P-51 commencèrent leur bombardement tactique, le Flight "bleu" larguant en premier ses bombes sur un train. Les autorités françaises de l'époque relevèrent également, à 08H30 environ, le bombardement de la gare d'Aunay-Tréon (Sud de Dreux) et de ses réservoirs d'essence, blessant une personne.

Mais, très rapidement, le 357th FG interrompa sa mission...en raison de l'arrivée de chasseurs allemands dans les environs...

L'ATTAQUE DES Fw-190 DU I./JG11

Suite au débarquement des alliés sur les côtes normandes, les chasseurs allemands du I./JG11 basés en Allemagne (à Rotenburg) recoivent l'ordre le 06 Juin 1944 de partir pour Rennes après une étape à Bonn/Hangelar pour passer la nuit. Ils redécollèrent vers 06H30 en direction du Mans où les appareils devaient être ravitaillés avant de reprendre leur vol pour leur objectif final à Rennes.

A 08H20, les 25 Fw-190 du I./JG11 rencontrèrent la route d'un groupe de chasseurs américains forts d'une vingtaine d'appareils, ceux du 355th FG, 357th FS... Les Allemands purent profiter de l'effet de surprise et de réservoirs quasiment vides, ce qui les allégeait d'autant. Une violente bataille aérienne s'en suivit juste sous les nuages à 600-700 mètres d'altitude.

LA VICTOIRE IMMEDIATE DE L'Oblt Fritz ENGAU:

Dès le début du combat, l'Oblt ENGAU du 2./JG11 prit pour cible un des P-51 qui reçut plusieurs coups fatals. Le chasseur américain s'enflamma aussitôt avant de disparaître en remontant dans les nuages. Quelques secondes plus tard, il en ressortait, filant tout droit vers le sol. Ses armes fonctionnaient pleins feux vers le sol. Les flammes faisaient-elles exploser les balles? Le pilote était-il mort avec le doigt actionnant ses armes? Le pilote allié ne put s'éjecter de son appareil.

LE CRASH DU Lt FOSTER

De toute évidence, le P-51 mortellement touché par l'Oblt ENGAU était celui du Lt Thomas FOSTER (matr. 0-758189, nom de code "Custard 88"). En effet, ce P-51 (Nr 42-106742, code OS-G) s'écrasa dès le début des hostilités à 08H25, au Sud-Est d'Auneau. Un rapport allemand localisa formellement le lieu du crash et précisa que ce Mustang était détruit à 100% et le corps du pilote fut retrouvé dans l'appareil. Le Lt Lieutenant Edward McNEFF, leader du Flight "bleu" fut témoin du crash de son camarade qui appartenait au même Flight (4ème position). Il précisa que le Flight "bleu" venait d'exécuter sa mission de bombardement en piqué sur un train quand il aperçut le P-51 du Lt FOSTER, brûlant au sol. Aucun message radio ne provenait de son avion. Le pare-brise du Fw-190 étant maculer d'huile provenant du P-51 endommagé du Lt FOSTER, l'Oblt ENGAU abandonna le combat et dut se rendre à la base aérienne de Dreux avec quelques un de ses camarades pour faire le plein de carburant.

LA FUITE DU 357th FG

Face à la supériorité numérique des chasseurs allemands, les P-51 mirent à profit le plafond bas de nuages afin de se réfugier. Ainsi, le Lt DEBACKER vit immédiatement ces chasseurs ennemis et tenta de prévenir McFARLANE mais la radio de ce dernier semblait hors-service. Le Lt DEBACKER largua ses deux bombes qu'il n'eut pas le temps d'utiliser au-dessus de l'objectif afin de s'allèger au maximum et grimpa rapidement se cacher dans les nuages. A ce moment, le Lt HOLLMAN était derrière lui. Le Lt HENDRICKSON (du Flight "rouge") en fit de même et constata qu'il était suivi du Lt GUERRANT qui avait encore conservé ses bombes. Le Lt DEBACKER ressortit des nuages après quelques secondes et constata que deux assaillants allemands étaient toujours là derrière lui. Sans hésiter, il retourna dans les nuages pour y demeurer durant cinq longues minutes. En quittant la nappe de nuages, les chasseurs ennemis avaient été semés, il tenta de contacter ses camarades mais ne reçut aucune réponse. Il rentra seul à sa base en Angleterre.

LES AUTRES VICTOIRES DU I./JG11:

Dans les six minutes suivant le début de l'attaque, autres autres pilotes allemands revendiquèrent chacun un victoire: l'Obfhr PFAFF, le Fw RITSCHEL et l'Oblt HIEDL.

LE CRASH DU Lt HARREL

Tout comme le crash du Lt FOSTER, le leader du Flight "bleu", le Lt Edward McNEFF, fut également le témoin d'un autres de ses pilotes, le Lt Harwood N. HARREL (matr. 0-692677, surnom "Max"), en deuxième position dans le Flight "bleu". Il précisa qu'après le bombardement en piqué d'un train allemand, le Flight exécuta deux passages de mitraillages sur l'objectif. A ce moment,vers 08H30, le Lt HARREL contacta son leader par radio pour l'informer que son moteur était défaillant et qu'il prenait dès maintenant le chemin du retour vers l'Angleterre. En effet, le Lt HARREL tira également sur une voiture remplie de munitions, ce qui ne manqua pas de faire exploser cette dernière. En passant au-dessus de ce véhicule des éclats atteignirent son moteur et l'endommagèrent. Cinq secondes après son premier appel, il ajouta qu'il avait de se poser sur le ventre dans un champ de blé et qu'il était sain et sauf. McNEFF ne put constater lui même l'avion au sol. Ce P-51 portait le Nr 43-6886 (Code "OS-E") et s'écrasa dans les environs d'Auneau. Curieusement, l'avion était intact et les Allemands ne s'y intéressèrent pas. Il fut peu à peu dépecer par les habitants du coin durant tout l'été.

(Coll Robillard)


Photos du

P-51 du Lt HARREL

LE CRASH DES LT McFARLANE, HOLLMAN ET GUERRANT

Malgré tout, le combat continua et les P-51 tentèrent de semer leurs assaillants dans les nuages. Ainsi occupés, les pilotes américains se perdirent de vue et ne purent constater ce qui arrivait à leurs camarades. Ce n'est qu'en atterrissant à leur base en Angleterre qu'ils purent comptabiliser leurs pertes. En plus de FOSTER et de HARREL, ils purent constater la disparition des Lt McFARLANE, HOLLMAN et GUERRANT.

Un rapport allemand précisa que le P-51 (Nr 43-6916, Code "OG-F") du Lt HOLLMAN (matr. 0-693209, nom de Code "Custard 91") s'écrasa au Nord-Ouest de Chateauneuf-enThymerais et que le pilote fut tué sur le coup. il fut enterré dans le cimetière de la petite commune où il s'écrasa.

Le lieu du crash du P-51 (Nr 42-7039, Code "OS-S") du Lt McFARLANE demeure indéterminé. Toutefois, ce dernier fut fait prisonnier.

Et enfin, le P-51 (Nr 42-106810) du Lt John GUERRANT fut retrouvé près d'Acquigny (Eure) avec son pilote mort à bord.

L'EVASION DU Lt HARREL

La résistance française trouva rapidement Le Lt harrel dans les environs d'Auneau et lui donna des vêtements de civil. Pendant de longues semaines, il fut transportés en bicyclette d'un foyer à un autre pour ne pas être repéré par les Allemands. Finalement, il fut emmené secrètement au camp de Frèteval, dans la forêt où les résistants cachèrent durant toute la bataille de Normandie environ 150 aviateurs alliés tombés dans les environs. Il fut libéré le 13 Août 1944 lors de l'arrivée des troupes terrestres américaines à Fréteval. Le pilote amécain rentra directement aux Etats-Unis puis fut longuement intérrogé par le Pentagon. Puisqu'il connaissait les noms de la résistance française, il présentait désormais un danger pour les réseaux d'évasions et il fut consigné à rester aux USA durant tout le restant du conflit.

copyright 2003