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| PAGE D'ACCUEIL | LE RESEAU HUNTER | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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La mise en place du Réseau HUNTER Le réseau HUNTER était avant tout un organisme de renseignements et participait également à d'autres activités secondaires telles que l'évasion des aviateurs alliés tombés autour de Nonancourt, autrement dit dans l'Ouest de l'Eure et dans le Nord-Est de l'Eure-et-Loir. Le réseau fut complètement sur pieds dès l'automne 1943 et était en relations régulières avec Londres (Services du Général de GAULLE) directement par poste émetteur et indirectement par un relais parisien pour les documents obligeant à une rédaction importante et surtout à fournir des plans. La priorité première était de privilégier l'activité de renseignements et donc, le sauvetage des aviateurs alliés ne devait en aucun cas compromettre la sécurité du réseau. Puisqu'il n'était pas question d'abandonner les aviateurs à leur propre sort, les membres locaux du Réseau qui se connaissaient obligatoirement, associés à d'autres personnes dont les sentiments ne laissaient aucun doutes, constituèrent un comité clandestin autour de Nonancourt. Lorsque des aviateurs alliés étaient recueillis par un des membres de ce comité, seul ce membre rentrait en contact avec des autres résistants de la filière d'évasion, de telle sorte que l'identité de chaque membre ne soit pas révélée à des personnes extérieures au comité. En cas de délation par un traître, l'ensemble du comité ne serait alors pas en danger. Les consignes étaient donc les suivantes: Recueillir, donner éventuellement les premiers soins, mettre en lieu sûr et alerter la personne connue. Et elle seule. Le Réseau de Nonancourt pour son compte s'efforçait ensuite de brouiller les traces en éloignant l'aviateur le plus loin possible de sa zone de chute, le tout en le changeant fréquemment d'hébergeur. Un même aviateur se retrouvait successivement chez différentes personnes. C'était là la principale besogne des résistants de Nonancourt. Le but final était l'évacuation définitive sur une filière qui pour son compte le remettrait à une suivante. En principe, le Réseau HUNTER évacuait ses "colis" sur la filière de CRUCEY. Mais d'autres organismes de résistance (exemple: "Libération-Vengeance") avaient également leurs adeptes dans la région et évacuèrent sur leurs propres filières.
La présence d'un traître dans les contacts extérieurs Jusqu'à Juin 1944, la chute d'aviateurs alliés autour de Nonancourt resta exceptionnelle. En revanche, la préparation du débarquement en Normandie accéléra les opérations aériennes, augmentant d'autant le nombre d'appareils abattus et d'aviateurs à secourir. Cela ne manqua pas d'attirer l'attention de la Gestapo qui tenta d'infiltrer un de ses agents doubles. Début Juin 1944, les quelques maisons sûres à la disposition du Réseau HUNTER furent rapidement occupée par des aviateurs en instance de rapatriement et notamment la maison de Madame ORIAL à Muzy. Madame ORIAL, particulièrement dévouée était en contact avec le groupe de Résistance de Dreux, dirigé par l'avocat Maître JULY, habitant à Dreux. C'est ce groupe qui mit Madame ORIAL en contact avec "Jean-Jacques". Ce Jean-Jacques se chargeait de transporter les aviateurs jusqu'à un centre situé à Paris et d'où, affirmait-il, on les dirigeait vers l'Angleterre. Son vrai nom était Jean-Jacques DESOUBRI. Il semble que Jean-Jacques avait été connu du Groupe de Dreux par l'intermédiaire d'un boucher de Saint-Piat (M. VAUVILIERS, chef local de la résistance qui trouvera la mort dans un combat contre les Allemands au moment de la libération). Jean-Jacques passait régulièrement dans la région, une ou deux fois par semaine, envoyant souvent en éclaireur un agent de liaison du groupe de Dreux (Guy MOREAU), afin de savoir s'il y avait des aviateurs à emmener. Il était accompagné d'une jeune femme élégante ayant les cheveux d'un blond-roux et qui portait une très belle sacoche de cuir fauve. Cette femme était Mme ORSINI, "the Red Haired Woman" comme la surnommaient les aviateurs alliés. Jean-Jacques DESOUBRI conduisait alors une Citroën avant noire à roues jaunes de type 11 cv. Il rôda dans la région de Nonancourt jusqu'à fin Juillet 1944 en tentant de rentrer en contact avec un maximum de résistants. Ainsi, de toute bonne foi et dévouée à la mission de son réseau d'évasion, Mme ORIAL remit ses "colis" à Jean-Jacques DESOUBRI qui était un agent double, un traître au service de la Gestapo.
Les aviateurs et "hébergeurs" du Réseau HUNTER Voici la liste (incomplète) des aviateurs alliés secourus et les noms de leurs "sauveteurs". Chaque aviateur était déplacé régulièrement d'une maison à une autre, d'un village à un autre pour brouiller les pistes. Ainsi, figure les noms des résistants ayant recueilli les aviateurs avec la date de leurs interventions.
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