PAGE D'ACCUEIL LE CRASH DU 15 AOUT 1944 A RUGLES (27)

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Hommage à l'équipage du Lancaster W5002 du 61 Squadron (crashé près de Rugles) et au travail d'Albert LECOCQ (Historien de Rugles décédé en 2007). Cette page internet est un extrait de son livret "Ils s'en sont tous allés" rédigé en 1991.

 

A LA "FERME DE LA CHAISE"

Lundi 16 Août 1943, au soir..."Je suis un aviateur anglais. Voulez-vous m'aider?".

Victor MATTHEW, 22 ans, pilote de la RAF (qui parle français) se présente dans l'embrasure de la porte de la cuisine de la maison de la "Ferme de la Chaise" à Saint-Antonin-de-Sommaire (27) où habite la famille Aubrie qui, justement l'oreille collée au poste, écoute la radio de Londres... On imagine la surprise et la stupeur de tous!

La veille, vers 23H00, son bombardier Lancaster III portant le n° W5002 QR-L s'écrsait au lieudit "Les Mardelles" entre Rugles et le Château de "La Chaise" de Saint-Antonin-de-Sommaire avec son chargement de bombes, lors d'un raid sur Milan. Victor MATTHEW est le seul survivant de l'équipage comprenant sept personnes.

Depuis 1942, le Commandement des Forces alliées avait décidé de bombarder, à partir de l'Angleterre, l'Italie et principalement sa région du Nord qui est la plus industrialisée. Il s'agissait aussi de retenir les troupes italiennes sur leur territoire et, en même temps, démoraliser la population afin de faciliter la contre-attaque anglaise en Libye et le débarquement allié en Afrique du Nord (8 Novembre 1942) et, par la suite, l'invasion de l'Italie par les troupes alliées).

Pour aller bombarder les centres industriels du Nord de l'Italie, les bombardiers Lancaster partaient des différentes bases du centre de l'Angleterre et passaient au-dessus de la Normandie dans un couloir compris entre Cherbourg et Le Havre.

Le dimanche 15 Août 1943, un raid de bombardement est décidé par l'autorité militaire alliée qui donne mission, notamment au 49ème et 61ème Squadron basés respectivement à Fiskerton, près de la ville de Lincoln et à Syerston, près de Newark on Trent, dans la même région. Autotal, 199 appareils participeront à ce raid en suivant l'itinéraire Selsey Bille, Cabourg, Lac du Bourget et Milan, à l'aller comme au retour.

Le Lancaster W5002 du 61ème Squadron, baptisé parVictor MATTHEWS "Pride of London " (Fierté de Londres) a pour équipage:

Pilote Sgt Victor P. MATHEWS Evadé
Navigateur P/O Conrad LARNACH Tué
Radio-opérateur Sgt Gordon Arthur ANGWIN Tué
Bombardier F/O Tom DOWNING Tué
Mécanicien Sgt Kenneth Thomas BRENTNALL Tué
Mitrailleur dorsal F/Sgt John Edward WALDEN Tué
Mitrailleur arrière Sgt James John GRIFFIN Tué

 

 

LE CRASH AUX "MARDELLES"

 

Le rapport fait par Victor MATTHEWS à l'autorité militaire le 21 Novembre 1943, après son retour en Angleterre, donne tous les détails sur les circonstances qui causèrent la chute de son bombardier.

Le Lancaster décolle de Syerston à environ 20H30 dans de bonnes conditions météorologiques (une nuit de pleine lune). Il suit le cap, prend de l'altitude volant à vue vers la côte anglaise. Il passe la cote française à 5.400 mètre d'altitude vers Caen.

Juste après avoir franchi la côte normande, le mitrailleur arrière signale un avion non identifié. Le pilote effectue alors un virage vers la droite et l'avion passe à gauche du Lancaster et est identifié comme un "Beaufighter".

Pendant cet incident, le "Monica" réglé de façon à prévenir à 1800 mètres, a fonctionné à la perfection. Les "bips" augmentant au fur et à mesure que le chasseur approchait et diminuant quand il dépassait le Lancaster. Le mitrailleur a remarqué la qualité de l'appareil.

Puis, Victor MATTHEWS reprend son cap et deux ou trois minutes plus tard, sans avertissement du Monica, le Lancaster est attaqué par un chasseur équipé d'un canon et d'une mitrailleuse. L'attaque parait venir de l'arrière et des flammes rouges envahissent le poste de pilotage. Il y a un bruit de déchirure dans le fuselage. L'avion tout entier vibre violemment et Victor MATTHEWS entend l'impact et l'explosion des obus derrière lui. Il exécute immédiatement un virage en piqué vers la droite.

Trois ou quatre secondes plus tard, un mur de flammes rouges jaillit à proximité du hayon de sécurité et enveloppe le pilote et le mécanicien assis à ses cotés. Le sergent MATTHEWS ôte ses lunettes, puis essaye de reprendre le contrôle de son avion mais le poste de pilotage est rempli d'une épaisse fumée blanche qui envahit tout l'intérieur de la carlingue et il est alors impossible de voir les instruments de vol.

Le Lancaster a du se retourner et le Sergent MATTHEWS se souvient très bien avoir été projeté contre son harnais de sécurité. Il n'a rien entendu de la part des autres membres d'équipage et, sachant qu'il avait peu d'espoir de pouvoir reprendre le contrôle de l'avion, il donne l'ordre de sauter en parachute.

Le Cockpit est en flammes et, réalisant qu'il avait peu de chance d'atteindre le hayon, Victor MATTHEWS ouvre la fenêtre à glissière à gauche de la cabine. Ensuite, il ôte son harnais de sécurité et croit avoir été projeté contre le toit. Cependant, avec un bras passé par la fenêtre, il réussit a agripper le fuselage et à sortir la tête. Après, il pose les pieds sur l'accoudoir du siège du pilote et, saisissant les deux côtés de la fenêtre, réussit à se sortir de force.

Dès qu'il est libre, il tire le cordon de son parachute et, lors de l'ouverture de celui-ci, il perd sa chaussure gauche. Victor MATTHEWS dit avoir une vague idée de flotter à travers les nuages tout en descendant et voir la charge des bombes incendiaires du bombardier brûler au sol, mais aucun signe du Lancaster.

Ensuite, il perd connaissance et revient à lui alors qu'il touche terre. D'après lui, il était dans un champ. Le Lancaster brûlait furieusement à environ 350 mètres de lui.  Effectivement, le bombardier était tombé un peu plus loin dans un herbage aux "Mardelles", avec son chargement de bombes, dans une formidable explosion dont le souffle avait arraché des verrous de fenêtres de plusieurs habitations de Saint-Antonin-de-Sommaire.

 

LA PRISE EN CHARGE DU Sgt MATTHEWS

Victor MATTHEWS marche alors vers un bois en direction de la "Ferme de la Chaise" avec son parachute sous le bras et qu'il cache sous des fougères recouvertes de brindilles (ce petit bois existe toujours, non loin de la route des Aulnaies à St-Antonin). Il portait deux paires de gants dont l'extérieur avait complètement brûlé, de même que son casque et son masque à oxygène qu'il n'avait pas enlevé. Il avait des brûlures au visage. En raison de ses brûlures, il a un moment envie de se rendre afin de se faire soigner. C'est alors qu'il entend des cris qui lui semblent être de l'allemand, ce qui le décide à ne pas se rendre sans se battre...Ayant perdu une botte, il marche comme il peut vers les voix tout en restant à l'abri des haies. En effet, les soldats allemands étaient à la recherche d'éventuels rescapés du Lancaster et il étaient d'ailleurs passés à la "Ferme de la Chaise" pour demander à la famille AUBRIE si elle avait vu des aviateurs anglais.

Au bout d'une demi-heure, par un beau clair de lune, Victor MATHEWS voit des bâtiments de ferme et se cache dans un tas de foin à l'abris sous un hangar agricole qui se trouvait, à l'époque, juste devant l'habitation de la Ferme de la Chaise. A son arrivée dans la cour, les chiens aboient, ce qui intrigue les parents AUBRIE. Victor reste sous le hangar toute la journée du lundi 16 Août 1943 en observant les gens de la ferme, supposant qu'ils seraient probablement gentils avec lui car, le soir, ils écoutaient les nouvelles de la B.B.C. à l'émission française...C'est alors qu'il se présente à la famille AUBRIE absolument ahurie... Le moment de stupeur passé, on lui donne à manger puis des habits civils avec une certaine difficulté car l'aviateur était d'une belle stature. Il est caché dans une chambre de la maison de ferme. Madame AUBRIE et sa fille Denise 17 ans) enterrent les vêtements militaires dans un coin de jardin potager à proximité de la mare. Durant le séjour de Victor MATTHEWS à "La Chaise", Madame AUBRIE lui soigne ses brûlures avec la pommade qu'il avait sur lui.

Le 18 Août, André (l'un des fils AUBRIE) amena une femme d'un village voisin. Elle avait un dictionnaire et suggéra la meilleure route à suivre à travers la France pour s'évader par l'Espagne. André s'était mis en rappport avec Romain DARCHY du réseau de résistance de L'Aigle qui, sans doute, avait envoyé quelqu'un auprès du pilote anglais pour se renseigner et prendre les précautions nécessaires. Il quitte "La Chaise" le 20 Août 1943 au matin. Un résistant le prend en charge et ils partnet tous deux à travers champs jusqu'à la gare de Saint-Martin d'Ecublei. André AUBRIE les précède en éclaireur, prend les billets de train pour Paris et ne constate aucune présence suspecte. La résistance lui délivre une carte d'identité qui était censée avait été établie par la Mairie d'Orbigny (Indre et Loir) au nom de René, Pierre MATHIEU, comptable né à Fougère (Ille-et-Vilaine) le 18 Août 1919, demeurant à Orbigny et à Paris au 46, Rue du Cherche-Midi. Un certificat de recensement au Service du Travail Obligatoire est également établi.

 

L'EVASION VIA PARIS ET CHATELLERAULT

 

Victor MATTHEWS raconte son séjour en France et son retour en Angleterre environ trois mois après son atterrissage aux Mardelles:

"A Paris, je suis resté dans plusieurs maisons et appartements. Je suis allé marcher à Paris souvent. J'ai même eu un soldat allemand qui m'a marché sur le pied alors que nous étions en train de regarder une vitrine de magasin. Il s'est excusé! S'il avait su que j'étais un pilote de la RAF, que se serait-il passé? Quelques unes des adresses où j'ai résidé sont: M. et Mme BORNOT au 30 Rue de Bellefond à Paris 9ème, Mme Théodamie QUENOT au 15, Rue Vellard à Bobigny et Mme LORIAUX au 27, Rue d'Aboukir à Courbevoie.

Pour des questions de sécurité de la résistance, j'ai très souvent changé de maisons et il y a probablement d'autres adresses que j'ai oubliées. Quand j'étais chez Mme QUENOT, il y avait trois aviateurs américains avec moi. De temps en temps, il m'arrive d'écrire à l'un d'eux qui habite la Géorgie aux USA et qui fut clergyman depuis la fin de la guerre. J'ai toujours en mémoire un endroit où environ douze d'entre nous étions réfugiés dans le grenier d'un très vieux bâtiment où des soldats allemands passaient la nuit. Durant la journée, nous pouvions sortir aux environs mais la nuit, nous pouvions voir entre les lames du plancher et apercevoir les Allemands. Il nous fallait rester aussi calmes que des souris. Quatre d'entre nous furent chez Jacques MOURLET, Rue Anatole Le Buez à Quimper où nous dormions dans le grenier avec plusieurs autres personnes, jusqu'au moment où, tard un soir, il y eut un individu suspect qui surveillait la maison. Nous quittâmes tous la maison, sans bruit, par dessus le mur de jardin et allâmes dans une maison proche de la prison...Le sous-marin qui devait venir n'arriva pas. Alors, je crois que nous sommes tous retourné à Paris. J'ai alors rejoint plusieurs membres de la résistance car mon français scolaire était bien meilleur que celui des aviateurs américains. J'avais avec moi leur poste de radio-opérateur que je portais dans une petite valise, le tout attaché avec de la ficelle. Nous nous dirigeâmes vers le Sud, par le train, pour rejoindre une ferme située dans la zone libre française. Nous passâmes le poste de contrôle allemand alors que le poste de radio-opérateur était dans le filet à bagages au-dessus de ma tête. En l'espace de ces quelques minutes, j'ai revu plusieurs années de ma vie. Nous utilisions la radio, recevant et envoyant des messages via Londres et nous écoutions la B.B.C. Londres qui adressait quelques messages personnels. Nous prêtions beaucoup d'attention au message "Voilà du boudin". Nous étions dans la région de Chatellerault et, quand nous avons capté notre message, tous ceux formant l'équipe du terrain d'atterrissage commencèrent à marcher au moins sur 8 Km à travers la campagne, de même qu'une rivière, afin d'atteindre la piste d'atterrissage. C'était vers le 09 Novembre 1943, il faisait très froid, la lune était très brillante mais seulement d'une sombre clarté qui traversait une mince, mais compacte, couche de nuages bas qui ne facilitait pas la navigation d'un avion en utilisant seulement une carte. Nous avons attendu jusque vers 4 heures du matin et sommes repartis à la ferme. Deux nuits plus tard, le même message revint "Voilà du boudin" et nous filâmes rapidement vers la piste et pouvions entendre les avions avant d'arriver de sorte que les feux d'atterrissage n'étaient pas encore prêts. Un Lysander se posa, débarqua trois passagers et des caisses de documents puis, trois d'entre nous embarquèrent dans l'avion. Deux étaient officiers français et moi-même. C'était dans la nuit du 11 au 12 Novembre 1943.

Après un temps de permission, j'ai volé dans une unité où les Horsagliders (planeurs) qui devaient être utilisés au débarquement, étaient construits puis essayés avant d'être livrés aux divisions aéroportées destinées au débarquement en France. Lon rôle principal était de piloter l'avion remorquant les planeurs mais j'ai aussi passé l'examen et suis devenu pilote d'essai, de sorte qu'un grand nombre de ces planeurs qui furent utilisés le jour de l'invasion en Normandie ont fait l'objet de mes soins attentifs. J'ai quitté la RAF et ai rejoint l'épicier-bureau de poste de ma famille.

 

LES FUNERAILLES A RUGLES

C'est avec son chargement de bombes et ses réservoirs de carburant quasiment pleins que le "London Pride" de Victor MATTHEWS s'écrase aux Mardelles, perdant une dérive qui tombe à quelques mètres seulement du pignon de la maison de Madame MOISAN au Saptel, à environ un kilomètre du point de chute de l'appareil.

En réalité, il est tombé sur le territoire de Saint-Antonin-de-Sommaire ( à 40 mètres de la limite séparant cette commune de celle de Rugles), dans un herbage alors entouré de haies assez hautes et aujourd'hui disparues. On imagine la formable explosion et le brasier, aussitôt le crash. Une odeur de souffre qui prend à la gorge se répand dans la plaine. A "La Chaise", les chevaux courrent dans les herbages totalement affolés et soufflant à pleins naseaux raconte Robert LEVILLAIN de la "La Chaise".

Six membres d'équipage sont restés à l'intérieur de l'appareil. Quatre corps sont retrouvés, dont un accroché dans les baliveaux de la haies, toute la face brûlée. Il s'agit de Conrad LARNACH, Kenneth BRENTNALL, Jamrd GRIFFIN et Jack WALDEN. Les corps d'Andy ANGWIN et de Tom DOWNING, absolument pulvérisés par l'explosion, ne seront jamais retrouvés. Albert et Jean PERRIN, de Saint-Antonin-de-Sommaire se rappellent être allés à travers champs voir les restes de l'appareil et avoir trouvé "des débris de corps humain" et "une mâchoire humaine", qu'ils se sont par respect empressés d'enterrer.

Prenant à travers plaine, Jacques LEFEBVRE de Saint-Antonin-de-Sommaire trouve un morceau de botte portant l'inscription "Jack Walden', le mitrailleur occupant la tourelle supérieure.

Des sentinelles allemandes étaient sur place, interdisant l'approche de l'épave. Roger RENARD de Rugles, qui avait 13 ans à l'époque, a voulu s'aventurer auprès mais s'est fait éconduire "manu militari" par l'une d'elles avec un bon coup de botte dans le derrière. Jean PERRIN aura droit à quelques coups de fusil dans sa direction, aussi, il n'insistera pas...

Le mardi 17 Août 1943 se tient une réunion du Conseil Municipal de Rugles et M. Maurice BOURGEOIS (faisant alors fonction de Maire) informe ses collègues "des mesures prises en accord avec les autorités d'occupation pour l'inhumation des aviateurs tombés à Sainte-Opportune. Il est décidé que les reste des aviateurs seront amenés à la morgue de l'Hôpital de Rugles dans l'attente de l'inhumation pour laquelle M. BOURGEOIS fait préparer les fosses "à la suite de celles des victimes du bombardement".

A la suite de quoi, la Mairie de Rugles demande à Raphaël LEGER et Charles SPITAELS, tous deux menuisiers à Rugles de fabriquer chacun deux cercueils.

La mise en bière, rapporte Jean LEGER, eut lieu sur place, deux ou trois jours après (vraisemblablement le 19 Août) avec l'aide de son père et de SPITAELS père et fils, en présence des Allemands. Gaby SPITAELS, qui travaillait avec son père, se souvient que "les corps des aviateurs étaient restés en plein soleil et étaient dans un état de décomposition avancée, principalement la tête où la vermine s'était déjà installée, étant donné les brûlures occasionnées lors de l'incendie de l'avion et la chaleur qu'il faisait cette époque de l'été".

Tous deux, Jean LEGER et Gaby SPITAELS, précisent: "Un des corps étaient resté accroché dans un baliveau de la haie et impossible de l'en retirer. Il a fallu abattre l'arbre alors que les asticots nous tombaient dessus. Affreux détails..."

Puis les cercueils ont été chargés sur le camion à gazogène (des T.L.H) et amenés à la morgue de l'Hôpital de Rugles. Le lendemain, vendredi 20 Août, les employés communaux procèdent à l'inhumation dans le cimetière de Rugles, tandis qu'un détachement de soldats allemands rend les honneurs, hors de la présence de la population qui avait été obligée de rester à l'extérieur et qui, une fois les Allemands partis, s'est rendue en nombre sur les tombes pour se recueillir et déposer des fleurs en masse. M. Roland MARAIS avait apporté, sur le porte bagages de sa bicyclette, un bouquet de fleurs de couleur bleue, blanc et rouge.

 

 

Effectivement, les Ruglois avaient apporté tant de fleurs qu'elles s'entassaient sur, au moins, cinquante centimètres d'épaisseur, ainsi qu'en témoigne une photographie prise ce jour-là par Pierre BOUCHERON. Mme BARBIER allait porter des fleurs sur les tombes jusqu'à ce que la ville de Rugles prenne leur entretien à sa charge.

Les familles des aviateurs laisseront les corps dans le cimetière de Rugles Ils avaient respectivement 21,22,23 et 27 ans.

 

L'INAUGURATION D'UNE PLAQUE EN 1991

 

Grâce aux recherches menées par M. Albert LECOCQ, une cérémonie fut organisée le 14 Septembre 1991, afin de commémer ce tragique évènement. La famille DOWNING fut présente et une plaque fut inaugurée en mémoire de l'équipage du Lancaster W5002 du 61 Squadron. M. Albert LECOCQ fut à l'initiative de cette manifestation après avoir réalisé un important travail de recherches.

Que ces quelques lignes lui rendent hommage!

 

Les corps du Sgt BRENNALL, du Sgt GRIFFIN, du P/O LARNACH et F/Sgt WALDEN reposent aujourd'hui au cimetière municipal de Rugles. Les corps du Sgt ANGWIN et du P/O DOWNING n'ont jamais été retrouvés et leurs noms figurent désormais sur le Murs des Disparus au mémoire de Runnymede, en Angleterre.

 

Lors de cette même mission, les mêmes protagonistes s'affrontèrent sur le chemin du retour de Milan et un autre Lancaster fut curieusement abattu à quelques kilomètres du Lancaster W5002: Le Lancaster LM337 s'écrasa à Chéronvilliers dans la nuit du 15 au 16 Août 1943.

Lien vers l'histoire du Lancaster de Chéronvilliers

 

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